Billet pour la côte !

Publié le par hypos

Une fois par an, aux alentours de la même date, je regrette vraiment de ne pas avoir de mari bricoleur !

Plus que quelques heures avant le départ, dès l'aube, demain matin.
Trois jours que les filles tournent en rond malgré les programmes de corvées qu'elles mettent au point chaque soir pour "faire passer le temps" plus vite.

Trois jours que les vélos ont été exhumés de la cave et que la maison est transformée en stand du Tour de France pour diverses réparations. Trois jours que je retarde le moment de remplir les valises comme si cela allait m'éviter de devoir les trimbaler jusqu'à la voiture puis de m'acharner à les faire rentrer toutes dans le coffre.


Les départs en vacances chez nous, ça n'a rien à voir avec l'ambiance "petit déjeuner de l'ami ricoré". Ne croyez pas que la smala trépigne de joie et que la bonne humeur soit de mise.


Au contraire. C'est la pire journée de l'année !

Généralement levés aux aurores avec le ferme intention de partir "avant les autres", il y a toujours la mauvaise surprise de dernière minute : Le petit sac de jouet qui refuse obstinément de tenir dans l'ultime recoin disponible, un des chiens qui  file à l'anglaise pendant une minute d'inattention, le petit qui a tout à coup une envie folle de faire pipi, les grandes qui se bagarrent pour la place "du mort" (drôle d'idée !) et bibi, en transe, déjà ulcérée par tant de retards, crevée avant même d'avoir entamé les premiers kilomètres de bitume, en lutte avec les lanières du porte-bicyclettes.

On démarre enfin, chargés comme des ânes, le pique-nique coincé entre les jambes de l'aînée, le labrador et le caniche neutralisés dans le coffre, les valises finalement entassées à la va comme j'te pousse.
Les premières minutes se déroulent sans encombre : chacun a pris son livre,  son ipod ou un premier gâteau et j'ai droit à quelques instants de sérénité avant d'attaquer l'autoroute.

Et là, l'angoisse arrive : je me souviens avoir oublié de téléphoner à chose, de ne sais plus si j'ai fermé le gaz, et, nom d'une pipe ! Les vélos tanguent affreusement à l'arrière et je reçois appels de phares sur appels de phares.
Ou bien c'est un bruit étrange et jamais entendu qui se déclare à l'avant gauche de la voiture. "Chut, chuuut, mais chuuuutt à la fin ! ... c'est quoi encore ce truc ? .." Et les conjectures vont bon train tandis que je ne roule plus qu'à une lenteur d'escargot en calculant, qu'à ce rythme, j'arriverai à destination en pleine nuit.

Bref, les départs en vacances, c'est le cauchemar.

Et je n'ai pas trop de onze mois pour m'en remettre !

Publié dans L'état de mère

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