Sainte Patience !

Publié le par hypos

Je préviens mes fidèles lecteurs, ce que je vais écrire ci-après n'a absolument aucun intérêt.

Mais cela fait du bien de pouvoir utiliser cette petite fenêtre informatique pour vider son sac alors, une fois n'est pas coutume, je m’épanche !

Et je dédie ce post à Sainte Patience qui me soutient depuis ce matin.


D'abord, il fait trop chaud pour travailler.
Si je supporte très mal l'hiver pendant lequel j'ai tendance à me ratatiner comme une vieille pomme oubliée sur un râtelier de la cave, j'ai aussi du mal à assumer les sursauts brutaux du thermomètre : Et si je n'adhérais déjà pas au "Travailler plus pour gagner plus" en décembre, l'ineptie de cette devise est à son comble sous un cagnard de 30° !

Il m'a quand même fallu sillonner aujourd'hui la banlieue sous un soleil torride, les pieds à -10 et la tête bouillante pour cause de clim. déréglée. Dieu merci, je n'étais pas seule ! Et la mine défaite de mes compagnons de galère, quasi asphyxiés par les vapeurs de gasoil du périph, m'ont largement remonté le moral !

J'en profite pour remercier les clients que je devais rencontrer et qui ont eu l'obligeance d'"oublier" notre rendez-vous pour m'épargner la honte de me présenter à eux toute rougeaude et échevelée.
Grâce à cet heureux coup du sort, j'ai pu terminer tranquillement mon sauna sur le chemin du retour !


Ensuite, je suis à la diète.
Les déboires et déconvenues politiques ont eu raison de mon tour de taille : pour combattre la déprime, j'ai ingurgité des tonnes(aux) .. Et me voilà pourvue d'une belle barrique abdominale. Comme des millions de femmes soumises aux pressions d'illustres organes de presse, j'ai donc décidé de me mettre au régime.

Malheureusement, les temps changent : fini la petite tomate à trois francs six sous qu'on pouvait savourer à midi, je n'ai plus les moyens de m'offrir des fruits. Les yaourts me sont, pour la même raison, interdits. Je me contente donc de lorgner les frites du voisin en faisant fondre un édulcorant dans un café lavazza lavasse.

Je rejoins donc la complainte des nutritionnistes qui s'alarment de constater que 15% des plus pauvres sont en surpoids alors qu'en moyenne, seuls 5% de la population souffrent de cette disgrâce.

 
La politique n'est plus ce qu'elle était.
Terminées les distributions de tracts oranges sous le soleil de mai, les grands raouts au zénith, les pique niques démocrates, l'euphorie des illusions ... L'heure est à l'enfermement dans des salles studieuses, au réalisme (berk !) politique, aux clap-clap sérieux, aux couacs maints fois analysés.

Seuls quelques initiés ou privilégiés qui siègent ici ou là peuvent encore s'amuser à se sentir utiles. Pour les autres, c'est le grand vide astral, le black-out .. Circulez, y a plus rien à voir ..

Encore heureux que Copé se prenne une calotte de temps en temps pour pouvoir sourire : Chaque revers fort justement subi par le gouvernement me fait l'effet d'une douce caresse !



Je continuerais bien cette listes d'incidents exaspérants par quelques anecdotes plus personnelles mais.... hm ... mieux vaut aller avaler un petit verre de blanc bien frais !

Publié dans Autodérision

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