Inculture

Publié le par hypos

Je sors à peine ce matin d'un état comateux qui aura duré plus d'une semaine et aura laissé ces pages en jachère.

C'est qu'il m'arrive de travailler dur et sans relâche (soupir).
De mener tambour battant et à la baguette une horde de stagiaires rebelles pour leur distiller le B.A BA de la communication, du management et autres friandises conceptuelles.

Et comme je suis fondamentalement angoissée, ce genre d'exercice, bien que je le pratique depuis une bonne vingtaine d'années, exige tout un rituel chronophage qui relève ni plus ni moins du TOC : révision intensive, respiration abdominale, gros dodo, potion magique etc.

Bref, autant de tâches inutiles mais qui me laissent peu de temps pour alimenter ce blog qui aime ce goinfrer de nouveautés et d'éclats de voix.


Ce matin, j'étais donc poussive et en mode "recharge" quand j'ai ouvert la page du KaG et que j'ai lu son billet sans bien saisir d'ailleurs la règle du jeu auquel il se prêtait.

Parvenue en bas de billet, mon unité centrale se met tout soudain à surchauffer et déclenche sans crier gare le niveau "alerte maximale" provoquant aussitôt une sorte de hennissement d'incrédulité (qui mieux que le réveil, projette mes filles hors des draps) : je suis piégée dans la chaîne du "KikiKonéRienàRien"....


"Il me faut donc, dans cinq domaines (cinéma, livres, géographie, mathématiques, cuisine), étaler mon incompétence..."


Cinéma :
Sur ce sujet, je suis imbattable de nullité : non seulement je n'ai pas la télé mais je ne vais plus au cinéma depuis ..ouhh là ! ..très très longtemps.
D'abord parce que je préfère boire une bonne mousse en riant entre amis plutôt que de m'enfermer dans le noir en silence.
Ensuite parce que je déteste les endroits confinés, le bruit des popcorn du voisin, les têtes qui dépassent entre l'écran et moi, les longues minutes d'attente sur le trottoir, les toilettes over-occuped en fin de séance et les nécessaires commentaires inspirés qui suivent le visionnage.
En clair, depuis que le cinéma n'est plus pour moi l'occasion déchanger de furtives caresses avec un beau gosse occupant mes pensées, j'ai laissé tomber tout ce pan culturel.

Livres :
La question se corse un peu puisque je suis relativement papivore. Le problème en l'occurrence serait plutôt la mémorisation. A force d'avaler des pages entières, j'entasse, j'entasse, mais suis bien incapable de me remémorer en un quart de seconde le titre du dernier bouquin de tel auteur : tout s'emmêle, s'agglomère, se transforme. C'est donc un plaisir solitaire que j'ai du mal à partager.

Géographie :
J'ai cessé de m'informer depuis le Bac et mes souvenirs s'arrêtent à l'île de Shikoku joliment verdie sur ma copie pour signifier une économie fondée sur l'agriculture.
J'ai cru jusque très tard que Biarritz était une ville du nord et j'ai connu plus tôt les pays étrangers que les provinces françaises.

Mathématiques :
Que j'ai pu obtenir un Bac D me laissera toujours perplexe tant les mathématiques me sont étrangères ! Et pourtant, j'ai toujours aimé poser les opérations, trier, classer, ranger, factoriser, vectoriser, traquer les inconnues, tracer des courbes, appliquer des théorèmes... Les mathématiques reposent l'esprit. Tout y est codifié et j'ai toujours ressenti la satisfaction du travail bien fait quand je rendais mes copies bien proprettes.
Sauf que jamais, les résultats obtenus n'étaient corrects.  
Pour moi, les mathématiques ressemblent au repassage : on prend plaisir à plier avec soin et pour finir, c'est quand même le bazar dans l'armoire.

Cuisine :
J'ai mes périodes. Académique, inventive, bio, picard, boulimie, anorexie, orientale, marocaine, végétarienne, foie gras, rillettes, petits plats dans les grands ou repas sur le pouce.... Tout dépend de mon humeur, de mes amours, du temps qu'il fait. Au bout du compte, je pense pouvoir me mettre un petit 15/20 mais je ne suis pas à l'abri d'un succès éclatant ou d'un bide total.


Publié dans L'enchaînée

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chr!s 23/12/2008 00:50

à voir avec le temps.

marie laure 22/12/2008 20:21

@Chr!s
Bien entendu, tu as raison ! Mais en même temps, comment empêcher les uns ou les autres de voyager d'un blog à l'autre. Je préfère carrément ouvrir les fenêtres et la porte : il n'y a rien à cacher en fait et si un affreux laisse des sottises, eh bien, je verrai !
Je n'ai jamais censuré un seul commentaire sur mon blog politique (sauf un hors sujet perso avant-hier) et pourtant, c'est politique :)

chr!s 22/12/2008 15:43

bon d'accord.
Sauf que : en mettant ton blog pro, et ton blog politique, il faudra rapidement faire une classification lisible et visible pour tes lecteurs.
.....chez les lecteurs, beaucoup confondent vie privée et vie publique....cela pourrait t'amener de débiles lecteurs injurieux de ton blog publique sur ton blog pro. Et inversement.

Faire un tri et une classification lisible par tes différents groupes de lecteurs et lectrices, c'est éviter un premier pallier de problèmes.
...après s'il y a des cons. Tu as ta morale et ta charte de qualité de bloggueuse.


plus d'info avec la culture diffuse et la culture spécifique des grilles d'analyse de Trompenaars et Hampten-Turner.
...ce n'est que de la gestion des relations inter-culturelles :-)

marie laure 21/12/2008 21:03

@Chris,
C'est que je suis en phase de test .. Enfin, je me tâte quoi : pas très certaine encore qu'il faille que j'annonce haut et fort la création de cet espace (sourire en coin).

chr!s 21/12/2008 20:59

et l'informatique ???
il existe des plate-formes de blogs avec onglets.
cela permet mettre ses blogs, ses micro-blogging, ses vidéos et ses réseaux sociaux dans différents onglets d'une même page.

...éclectique !? non !!
Laurence saura te répondre ;-)