Partager l'article ! Ressac: "...Dégueulasse...." Un coup de poing reçu dans le plexus. Mépris et haine-amour de ma fille balancés en pleine face. Non, pas en pl ...
Hypogée, ce qui se développe au-dessous de la surface du sol, dans la terre, dans les grottes ou les eaux souterraines ...
Je suis une mère impudique. Je revendique mon existence de femme et je me débats bruyamment contre l'espèce
d'enfermement auquel me condamne mon état de mère. Je témoigne de ce que je suis, je plaide ma cause dès que je les sens trop indifférents, j'affiche mes joies et mes choix comme mes doutes
et mes peines.
Je suis une mère plus attentive que tendre et plus inquiète que disponible.
Mes rapports avec mes enfants sont passionnels, dénués d'ambiguïté et de fioritures. Mes relations avec les filles, en particulier, sont empruntes d'une tendresse brute et brutale. La rage n'est jamais très éloignée de l'amour. Aucune d'entre nous n'a le droit de faillir, chacune se doit d'être exemplaire, de ne jamias décevoir.
Pour mes enfants, il ne fait aucun doute que je suis un être de chair et de larmes et mon "humanité" les dérange. Quelle qu'elle soit, ma vie personnelle empiète sur la leur. Il n'est pas seulement question de temps dont je les priverais, ni de rencontres que je leur imposerais, ni non plus d'une sexualité débridée dont ils seraient les témoins forcés. C'est en réalité beaucoup plus subtil que cela car c'est surtout de me savoir envahie d'émotions, de pensées, de désirs qui les gêne, comme si l'intimité de mon être, trop évidente et peut-être trop semblable en vérité à la leur, les empêchait de se construire en toute liberté.
Aujourd'hui, tandis que mes filles entament leur vie de femmes dans les derniers affres de l'adolescence, mon incertain bonheur leur est insupportable.
tu sais que je parle en connaissance de cause. (triple soupir)
sinon je crois que la pudeur, aussi bien du corps que des sentiments, est propre à cette génération. après des générations pour qui se ballader nu dans le salon était une affirmation de sa liberté et de son bien être, ou les sentiments étaient assumés et revendiqués, eux préfèrent en montrer le moins possible, du moins aux adultes.
Merci.
Voilà, je me vois dans vos petits bouts de vie quotidienne, je me vois et ça fait du bien.
Cordialement,
Valérie