Petits boulets

Publié le par hypos

Ah mais vous me faites tourner en bourrique mes boulets chéris !

Entre celles qui perdent les clés de l'appartement, font disparaître par je ne sais quel tour de passe-passe extraordinaire toutes les brosses à cheveux ou déposent par mégarde sous le nez du chien le rôti à peine entamé et ceux qui font la course avec la maréchaussée belge, mettent dix ans à faire ce qui pourrait prendre dix minutes ou éborgnent la nouvelle voiture deux jours après l'avoir prise en main, je passe ma vie à grincer des dents et à appeler à l'aide Sainte-Patience.

Vous êtes lourds mes p'tits loups, vous savez ?

Tiens, ma carte bleue a disparu juste à l'instant où j'avais un urgent besoin de me cramer les poumons et plus une cigarette en poche ! Et voilà qu'au moment de m'épiler (enfin !) les mollets, l'ustensile idoine a fui la salle de bain !

Je rêve d'aller pique-niquer à deux pas de la maison et de profiter - vite vite ! - de l'été indien ? A l'idée de devoir encore assister, crispée, au lent et insupportable bouclage des ceintures de sécurité autour des tout aussi insupportables sièges-auto dans lesquels criaille la marmaille impossible, je préfère encore rester sous la couette.

J'ai la tête farcie de préoccupations matérielles, je cauchemarde en pensant au banquier, je ferme les yeux sur les chaussures-blousons-livres-magazines-jouets éparpillés dans le séjour et je plaque un sourire avenant sur le ras-le-bol qui pointe ... Hop, Mademoiselle l'aînée en profite pour me confondre avec un punching-ball et décharger son fiel sur mon joli tablier !

Je me réjouis à la perspective de la jolie matinée-câlin du samedi, j'ai déjà l'échine qui tremble, je me prépare à tout ce temps "rien qu'à nous" et schlack ! Dès potron-minet voilà petit-chéri qui disparaît pour d'urgentissimes rendez-vous et m'abandonne sans plus de cérémonie avec ma tasse de café aussi refroidie que mes illusions.

......

J'ai si souvent une furieuse envie de vous planter-là et de prendre un billet pour Ouaguadoudou....


Oui mais voilà, je vous aime.


Et vous êtes tellement adorables quand, comme hier soir, vous préparez le dîner, dressez une jolie table, prenez des photos, faites les pitres, riez ensemble, me chuchotez des jolies choses à l'oreille ...








Publié dans L'état de mère

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article