La peste soit des ex

Publié le par hypos

Je lis dans ton âme comme dans un livre ouvert.

Les incohérences de tes démonstrations, ta farouche volonté à me nier, tes exagérations, ta voix qui monte et qui se perche dans d'insupportables aigus, les messages dont tu l'abreuves sans rien y dire d'essentiel, tes "je veux, j'exige", tes menaces vaines, tes critiques mauvaises et injustifiées sur son rôle de père, la cécité dont tu fais preuve dès qu'il tente de te faire comprendre le nouvel équilibre que nous souhaitons atteindre dans notre recomposition familiale...Tout manifeste ton dépit et ton amertume.

Je te comprends.

Moi, à tes yeux de femme lâchée, je suis la garce. Celle qui t'as volé ton homme.

Mais regarde-toi plutôt au fond des yeux. Regarde la vérité. Accepte-là. S'il est parti, c'est pour me rejoindre il est vrai. Mais ce n'est pas à cause de moi.
Depuis longtemps déjà, l'amour n'existait plus dans votre semblant de couple. Depuis longtemps, il était seul avec toi. Depuis longtemps, tu ne savais plus rien de ce qu'il ressentait ou vivait puisque tu ne t'en préoccupais pas.

Il fallait sans doute l'aimer quand il était encore là. Ne me reproche pas tes manquements. Ne rejette pas une faute qui est tienne sur moi qui n'était pas là quand il était encore temps.

Toute entière à ta hargne et à ton déni de réalité, tout entière à tes pathétiques vociférations qui n'ont comme but que l'expression de ton injuste colère, tu ne fais du mal qu'à tes enfants.


recomposition-familiale2.jpgLà où nous souhaitons recréer une harmonie familiale en mêlant les mèches blondes et brunes dans les mêmes éclats de rire ou de voix, tu t'entêtes à semer la zizanie.

Quand les enfants me questionnent, réclament attention et soins, expriment leur besoin de tendresse ou font des sottises de leur âge, que ce soit les tiens ou les miens importe peu : je réponds avec un égal sentiment maternel.

Je suis aussi préoccupée du dernier qui se mure dans le silence que du premier qui trace désormais seul son chemin. Je câline la petite qui suce encore son pouce comme j'apaise la grande qui s'angoisse de ses premières amours.
 
Tes enfants parlent de moi et te racontent leur vie à la maison ? Au lieu de t'en réjouir, tu t'en émeus dans un accès de rage égoïste et imbécile.

Préfèrerais-tu que nous fassions deux poids, deux mesures ? Que je ne réponde pas aux questions que me posent tes enfants ?

N'as-tu pas songé, sotte que tu es, qu'à tout prendre, ce serait beaucoup plus facile pour moi de ne pas me préoccuper de tes petits et de les traiter avec indifférence ?



Publié dans Natures mortes

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