Vie de ...

Publié le par hypos

Oh là ! Trois semaines sans écrire une ligne sur ce blog, on va penser que j'ai été engloutie par l'amuuur (à défaut d'être enfouie sous le travail) ou que je suis passée sous la burqa, ou pire, sous un bus (encore que là, le débat sur le "pire" reste ouvert ...).

Même pas vrai ! C'est juste que je ne parle plus toute seule et qu'en conséquence, la page blanche m'inspire moins qu'avant.


Hé oui, le célibat avait cet avantage de me permettre de longues plages de farniente agrémentées de superbes périodes de grande solitude à cogiter indéfiniment sur ma vie, mon oeuvre, mon nombril, mes bobos.

Être la plus malheureuse du monde, ça a son avantage : ça prédispose à la ponte industrielle de billets chamallows, remplis de beaux sentiments et de clichés à l'eau-de-rose.
Par la même occasion, on a le sentiment de faire le bonheur d'autrui, soit qu'il se retrouve dans vos élucubrations et se sente soudain moins seul lui-même, soit qu'il reparte ravi de ne pas subir une vie aussi pourrie que la vôtre.

A contrario, le bonheur ne fait pas recette : non seulement la source d'inspiration se tarie (ainsi que le temps disponible à la susdite ponte) mais de surcroît, il n'intéresse personne hormis vous-même.

Aussi, de temps à autre, pour varier du plaisir, j'organise une petite scène de ménage. Je tisonne à mort quelques braises puantes, je tire à boulets rouges sur tout ce Doudou qui bouge, je bataille pour lui tirer les vers du nez, je m'escrime à verser ma larmette ... Peine perdue, chaque gesticulation est vouée à l'échec, c'est bien simple, on dirait du mauvais sarko.

Doudou est fort, très fort. Il moufte à peine, ne renvoie aucune balle, sort le kleenex et la machine à câlins en deux temps trois mouvements, 

C'en est, pour le coup, rageant.


Pareil pour les gosses.

Je guettais le faux-pas, l'impossible recomposition, les mauvais sentiments, et voilà qu'ils se liguent à me rendre la vie douce, les grandes prenant en charge les petits et papouillant les nouveaux venus, les bruns jouant avec les blonds, le tout sachant désormais attendre sagement le dimanche matin dans la chambre au lieu de nous casser les pieds dès potron-minet.


Même "l'ex" devient presqu'aimable, c'est dire !


Je dors ou lézarde la plupart du temps, on me prépare de bons petits plats, on me gratte la nuque avec tendresse, on m'offre régulièrement de sympathiques petites sorties, on invente des jeux (censuré) pour que je ne m'ennuie pas... 

Arghh.
Pffff !!!


Décidément, en ce moment, j'ai une vraie vie de chien !








Publié dans Autodérision

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