Cri sourd
C'est un billet écrit à la sauvette, le matin, juste avant d'emmener le petit à l'école.
De plus en plus souvent, quand le réveil sonne, j'ai envie de me ré-enfouir sous la couette et de surtout ! ne pas mettre le pied à terre.
Dès les premières minutes, je sais que je vais être happée par le stress : tous se ruent en même temps dans la salle d'eau, de déchirent pour une chaussette et se battent pour le même tube de dentifrice.
Je circule au milieu d'eux, cherchant à calmer les colères. Seule.
Une fois la porte claquée à la volée, le silence tombe comme une chappe sur l'appartement, et moi, comme après un attentat, j'essaie de ramasser les débris pour que le soir, la maison soit vivable.
Les serviettes humides en boules, les lumières laissées allumées, les bols qui trainent avec encore des fonds de lait ou de café, les jeans, les pulls dégueulant en vrac des tiroirs de commodes alors que j'avais mis du temps à les plier et les empiler.
Et ce silence.
Toujours seule.
De plus en plus souvent, quand le réveil sonne, j'ai envie de me ré-enfouir sous la couette et de surtout ! ne pas mettre le pied à terre.
Dès les premières minutes, je sais que je vais être happée par le stress : tous se ruent en même temps dans la salle d'eau, de déchirent pour une chaussette et se battent pour le même tube de dentifrice.
Je circule au milieu d'eux, cherchant à calmer les colères. Seule.
Une fois la porte claquée à la volée, le silence tombe comme une chappe sur l'appartement, et moi, comme après un attentat, j'essaie de ramasser les débris pour que le soir, la maison soit vivable.
Les serviettes humides en boules, les lumières laissées allumées, les bols qui trainent avec encore des fonds de lait ou de café, les jeans, les pulls dégueulant en vrac des tiroirs de commodes alors que j'avais mis du temps à les plier et les empiler.
Et ce silence.
Toujours seule.
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