J'éparpille au gré de mes humeurs des billets plus personnels sur mon blog politique. Ils trouvent ici, avec d'autres, un nouveau sens...

Il ne s'agit pas d'un espace privé mais d'un lieu plus spécifique pour parler d'autres aspects de la vie.

Petits papiers classés

Vie publique


Il y a    personne(s) sur ce blog1
Mercredi 14 octobre 2009
Il n'y a quand même pas de quoi fouetter un chat.

Y'a même tout un tas de gens très bien qui l'ont déjà fait.

Ah oui, mais là, c'est pas pareil...

Heu .. Pourquoi ? ... Ben, parce que .. heu .. bah, c'est moi.




Et puis, c'est trop tôt. On va me dire que c'est pas sérieux.

..Enfin, en même temps, c'est pas parce qu'on attend que ça garantit quoi que ce soit...


Oui mais quand même il n'y a aucune bonne raison.




Bon, à part le fait qu'on s'aime et qu'on n'a jamais été aussi bien de notre vie.



Aaaarrghh ....

Même pas peur ! ...



 






Hm .. Moi aussi j'en perds mes mots.




Dessins : Petit-déjeuner chez nicoz


Publié dans : Autodérision - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 8 octobre 2009
Ah mais vous me faites tourner en bourrique mes boulets chéris !

Entre celles qui perdent les clés de l'appartement, font disparaître par je ne sais quel tour de passe-passe extraordinaire toutes les brosses à cheveux ou déposent par mégarde sous le nez du chien le rôti à peine entamé et ceux qui font la course avec la maréchaussée belge, mettent dix ans à faire ce qui pourrait prendre dix minutes ou éborgnent la nouvelle voiture deux jours après l'avoir prise en main, je passe ma vie à grincer des dents et à appeler à l'aide Sainte-Patience.

Vous êtes lourds mes p'tits loups, vous savez ?

Tiens, ma carte bleue a disparu juste à l'instant où j'avais un urgent besoin de me cramer les poumons et plus une cigarette en poche ! Et voilà qu'au moment de m'épiler (enfin !) les mollets, l'ustensile idoine a fui la salle de bain !

Je rêve d'aller pique-niquer à deux pas de la maison et de profiter - vite vite ! - de l'été indien ? A l'idée de devoir encore assister, crispée, au lent et insupportable bouclage des ceintures de sécurité autour des tout aussi insupportables sièges-auto dans lesquels criaille la marmaille impossible, je préfère encore rester sous la couette.

J'ai la tête farcie de préoccupations matérielles, je cauchemarde en pensant au banquier, je ferme les yeux sur les chaussures-blousons-livres-magazines-jouets éparpillés dans le séjour et je plaque un sourire avenant sur le ras-le-bol qui pointe ... Hop, Mademoiselle l'aînée en profite pour me confondre avec un punching-ball et décharger son fiel sur mon joli tablier !

Je me réjouis à la perspective de la jolie matinée-câlin du samedi, j'ai déjà l'échine qui tremble, je me prépare à tout ce temps "rien qu'à nous" et schlack ! Dès potron-minet voilà petit-chéri qui disparaît pour d'urgentissimes rendez-vous et m'abandonne sans plus de cérémonie avec ma tasse de café aussi refroidie que mes illusions.

Aarrghhh !

J'ai si souvent une furieuse envie de vous planter-là et de prendre un billet pour Ouaguadoudou....


Oui mais voilà, je vous aime.


Et vous êtes tellement adorables quand, comme hier soir, vous préparez le dîner, dressez une jolie table, prenez des photos, faites les pitres, riez ensemble, me chuchotez des jolies choses à l'oreille ...








Publié dans : L'état de mère - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 3 octobre 2009
Voilà.
La porte claque.
Tu t'es envolé.

Faire ce que tu as déjà fait.


Mais cette fois, tu décides.
Et ça change tout pour toi.


Je pourrais être déçue de ce remake. Je pourrais te juger impulsif et redoutablement irresponsable. Je pourrais m'inquiéter de ta passion. Je pourrais m'angoisser pour les demains.


Mais j'ai décidé de museler la peur et d'avancer confiante comme jamais, ma main dans la tienne. Aussi, je dompte mes mauvais génies, je les étouffe sous tes caresses, je les noie dans tes regards.

Et, comme je t'aime, je comprends alors tout le sens de ce cadeau insensé.
Pour toi.

Et, justement pour cette raison déraisonnable, je sais aussi que l'accepter aura pour nous deux  valeur d'aveu et de serment.

Comprends-tu que tu me brutalises ?
Entends-tu les démons bâillonnés qui mugissent encore ?
Sais-tu que quand tu m'aimes et que je ferme les yeux, c'est pour fuir une réalité qui me blesse et ce temps qui nous sépare et me désespère ?

Parce que je t'aime, je devrais dire oui.
Et parce que je t'aime, je devrais dire non.





Publié dans : L'enchaînée - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 26 septembre 2009
"...Dégueulasse...."
Un coup de poing reçu dans le plexus.
Mépris et haine-amour de ma fille balancés en pleine face.
Non, pas en plein visage justement.
A demi-mots, entre haut et bas, dans un soupir sifflant, entre deux portes.

Son regard sur moi qu'elle croise nue dans le couloir par inadvertance.
Ses yeux blonds qui me tranchent.

Je suis une mère impudique. Je revendique mon existence de femme et je me débats bruyamment contre l'espèce d'enfermement auquel me condamne mon état de mère. Je témoigne de ce que je suis, je plaide ma cause dès que je les sens trop indifférents, j'affiche mes joies et mes choix comme mes doutes  et mes peines.


Je suis une mère plus attentive que tendre et plus inquiète que disponible.

Mes rapports avec mes enfants sont passionnels, dénués d'ambiguïté et de fioritures. Mes relations avec les filles, en particulier, sont empruntes d'une tendresse brute et brutale. La rage n'est jamais très éloignée de l'amour. Aucune d'entre nous n'a le droit de faillir, chacune se doit d'être exemplaire, de ne jamias décevoir.


Pour mes enfants, il ne fait aucun doute que je suis un être de chair et de larmes et mon "humanité" les dérange. Quelle qu'elle soit,  ma vie personnelle empiète sur la leur. Il n'est pas seulement question de temps dont je les priverais, ni de rencontres que je leur imposerais, ni non plus  d'une sexualité débridée dont ils seraient les témoins forcés.  C'est en réalité beaucoup plus subtil que cela car c'est surtout de me savoir envahie d'émotions, de pensées, de désirs qui les gêne, comme si l'intimité de mon être, trop évidente et peut-être trop semblable en vérité à la leur, les empêchait de se construire en toute liberté.


C'est en ce sens que je suis, et bien malgré moi, impudique. Je n'arrive pas à contenir le flot des passions qui m'agitent et inévitablement le trop-plein déborde en colères ou en rires, en pleurs, en silences, en spasmes nerveux, en malaises divers, en boulimie de travail, en chansons ou en périodes de léthargie subite. Je n'ai, pour un adolescent, rien de rassurant car je suis, comme un livre ouvert trop facile à déchiffrer, la preuve vivante que les années n'apportent aucun repos et que - ce qui est tragique à l'âge où l'on a soif d'être unique et faim d'une vie meilleure - les émotions et contradictions qu'ils ressentent sont, pour tout homme, la fois universelles et perpétuelles.


Aujourd'hui, tandis que mes filles entament leur vie de femmes  dans les derniers affres de l'adolescence, mon incertain bonheur leur est insupportable.

 

 






....

Mais ne voulez-vous pas comprendre
Aveugles et sourds
Qu'elle meurt de manque de tendre
Besoin d'amour
Elle a longé des précipices
Sans le savoir
Elle hait tous les sacrifices
Tous les devoirs
Elle voudrait tellement qu'on puisse
Lui en vouloir

C'est sans espoir, c'est sans espoir
Maman, elle est bien mieux que ça
Mais c'est la reine de Saba
C'est Cléopâtre et la Joconde
Bardot et Lollobrigida
C'est évident pour tout le monde
Sauf pour vous, qui ne voyez pas
Que vous avez chaque seconde
Étouffé la femme en vos bras

Mais il suffit d'une secousse
D'un coup au cœur
Elle se fera la peau douce
Vous aurez peur
Elle réveillera en elle
Celle qui dort
Elle se souviendra d'être belle
Sans trop d'efforts
Elle fera des étincelles
Perdra le nord

Oui mais alors, oui mais alors
Maman, elle va vous étonner
C'est Madeleine et Salomé
C'est Pompadour et Lavallière
Mais c'est Gabrielle d'Estrées
C'est la dernière des dernières
C'est tout, sauf ce que vous croyez
C'est une femme qui naguère
S'est tout simplement oubliée

C'est Madeleine et Salomé
Maman, elle va vous étonner
C'est pas Thérèse d'Avila
Maman, mais c'est pas du tout ça !



Publié dans : L'état de mère - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 9 septembre 2009
"Naan, mais c'est pas vrai, t'es complètement folle toi ! "
...
"Heu... T'es sûre que c'est bien raisonnable ?"
....
"Et ton boulot ? Tes gosses ? Tes blogs ?"
.....
"S'il te plaît, je peux faire un câlin à maman moi ? .... Parce que tu me l'as volée"


Bah non, ce n'est pas raisonnable, je vais finir sur la paille, mes gosses m'en voudront à mort et passeront des heures allongés sur le divan des psys, les chiens crèveront de faim et de soif à force d'être oubliés, je me fracasserai le coeur dans un atterrissage d'urgence....

M'en fous !


C'est trop bon !



Toute tiède encore du linge annulé
Tu fermes les yeux et tu bouges
Comme bouge un chant qui naît
Vaguement mais de partout

Odorante et savoureuse
Tu dépasses sans te perdre
Les frontières de ton corps
Tu as enjambé le temps
Te voici femme nouvelle
Révélée à l’infini.


Paul Eluard - Le Baiser









Publié dans : Autodérision - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 8 septembre 2009
Cri-cri-cri
Cri-cri-cri

7h01, le chant électronique du grillon me vrille l'oreille droite, m'arrachant salement d'un joli sommeil sans rêve.
7h01 et une fraction de seconde plus tard, je tente d'ouvrir les yeux sans succès.
7h02, il faut bien se rendre à l'évidence : ce réveil sera mon premier calvaire de la journée.

Mon cortex gauche tikamor, tous les signaux d'alerte sont au rouge vif, ça clignote comme une guirlande de Noël là-haut. Un vrai feu d'artifice !

En sortant du lit tel un zombi, j'envisage déjà à une vitesse tgvesque le chronométrage de la matinée, ça me donne une suée. Dans la foulée, j'élabore le plan d'attaque : douche froide.

J'avais déjà un peu de mal à tenir la barre de mon 100 m2 surpeuplé, je ne vois pas très bien comment je vais parvenir à ne pas couler avec ma nouvelle tribu re(dé)composée.

7h19, je ne sais pas ce qui m'a pris de lancer cette discussion sur la politique en buvant le café. Je n'ai que foutre de la sarkozie, vite un bisou Doudou !
7h22, ayé, on est déjà en retard !!

7h23 : la cage aux fauves est ouverte, les trois loulous de 7,6 et 4 ans sont quasi-opérationnels et déjà il y a le pipi-culotte du dernier, la tenue de la demoiselle et le câlin du plus grand - qui tire la gueule parce que sa chambre est envahie - à gérer.



Doudou s'active, moi aussi. Les filles sortent de leurs chambres en rasant les murs. Chassé-croisé en pas chassés.

Tiens pour une fois, il n'y a pas de cris, c'est presque serein, j'en profite pour respirer largement et vaincre la petite boule-là coincée dans la gorge depuis mon pied-à-terre.

Pendant le petit dej' des louveteaux, j'ai le temps d'apprécier l'élégant spectacle que nous offrons Doudou et moi quand - comme dans un ballet à la chorégraphie bien rodée - nous nous croisons pour devancer les exigences de la mini-meute.


8h25
Voilà, c'est terminé.
La dernière porte claque.
Rideau.



Tu me manques déjà.




Image : Tango - Jéréme Crow
Publié dans : L'état de mère - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 31 août 2009
Je laisse en jachère ce blog, sur le bureau s'entasse le courrier, je ne compte plus les jours, ne vois ni le soleil ni la pluie. Tout se résume à tes bras. Plus rien n'arrive à me détourner de ce seul plaisir.

Celui des mots chuchotés, écrits ou chantés. Celui de la caresse qui parcoure la peau et fait naître la vague. Celui des regards silencieux chargés de sens. Celui du quotidien partagé, du réveil souriant, du sommeil léger, du café à deux. Celui des rages muettes, des pleurs de peur, des exquises réconciliations.

Je t'aime et tu m'aimes. A l'instant, dans l'instant, sans avant et sans après peut-être.
Qu'importe !

Je m'emplis de douceur, je plonge dans ce bain d'amour sans m'inquiéter de rien d'autre que de nous, de ta main qui retient mes doigts, de ton souffle qui se mêle au mien, de nos pensées qui s'entrelacent.

Notre rencontre est une folie, un pied-de-nez à la sagesse, une farce pour la raison. L'inverse de l'évidence. Notre relation a le goût sucré de la certitude.
Comment fais-tu ?





Publié dans : L'enchaînée - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Samedi 18 juillet 2009
C'est l'Hypos en ouacances






Publié dans : Autodérision - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 14 juillet 2009
C'est important la ponctuation.

C'est peut-être même l'essentiel dans un texte.

Parmi tous ces guillemets et virgules, il est des signes que je préfère.


J'aime infiniment les points de suspension ...




Publié dans : Monologues - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 8 juillet 2009
Tas pas intérêt à faire chier le monde avec tes problèmes à deux balles hein ? D'ailleurs, t'es pas sensée en avoir des problèmes. Regarde autour de toi, du malheur y'en a en veux-tu en voilà . Des vraies douleurs. Pas du chiqué de petite bourgeoise qui regarde trop son nombril et s'introspecte à qui mieux mieux l'âââme et se sonde la machine à émotions et se paluche doucettement le moi.

J'ten foutrais moi, des pierres tombales dans l'estomac et des pleurnicheries de crocodile et des houlàlà quelle misère.

D'accord, il fait moche, t'as pas de jules depuis la saint glinglin, tu t'engueules avec le monde entier, tu ruines ta santé avec des faux fuyants, mais tu fais chier. OK ? Tu fais juste chier.

Pousse-toi de là que je m'y mette. Vire de mon chemin. Casse-toi pôv con pôv niaise. Laisse passer l'Hypos et ses rires et ses délires.


"Mais puisque je te dis que j'ai froid jusqu'au tréfond des os"


Et moi je te dis que je m'en fous de tes bobos. C'est terminé la mode des Bovary. Aujourd'hui, c'est bonheur obligatoire pour tout le monde. T'es priée de faire bonne figure, d'être joyeuse et détendue, de positiver, de balader nonchalamment ton j'men foutisme, d'être polie avec la dame et gracieuse avec le monsieur.

Et si t'y arrives pas, tu restes chez toi et tu te boucles !
Compris ?

"Compris.... Attends.. Je vais juste chercher mon nez rouge et je reviens."



Publié dans : Autodérision - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Dimanche 5 juillet 2009



Toutes ces femmes remarquables affublées de satisfaits et suffisants quelconques.



"Ah non, tu ne peux pas dire ça ! Benoît est un type bien. Il est courageux. Il reste avec Carole alors qu'elle est malade et lutte contre son cancer depuis 3 ans"

Ahahaha !!!!!


La médiocrité des hommes est à ce point banale qu'on en arrive à louer celui qui ne fait preuve que d'un comportement humain qui devrait être naturel.

Carole danse, rit, travaille, pétille. Et se bat contre le crabe.  Benoît tire sa grandeur de rester le valeureux témoin de ce duel.



Publié dans : Monologues - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Vendredi 3 juillet 2009
Ce qui est bien en vacances, c'est que l'on peut faire tout comme on veut et surtout rien.

J'observe que j'ai le frigo déprimé, c'est une bonne chose pour faire disparaître rapidos les 4 kgs de graisse muscle qui engoncent un chouia ma silhouette.



J'observe aussi que les conflits de génération n'existent pas : il suffit de s'accorder sur un centre d'intérêt commun privilégiant l'intellect.


Mes fils 22 et 7 ans -
En style flouté (décidément ce portable prend des photos de mouise ! :-)






Publié dans : L'état de mère - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 2 juillet 2009
Que reste-t-il de cette nuit ? En quoi est-elle différente de tant d'autres ? "Ferme la lumière s'il te plait", ne me regarde pas, laisse-moi seule, ne conserve que mon corps puisque lui seul t'importe. Caresse-le, malmène-le, découpe-le en morceaux choisis. J’ai laissé mon enveloppe dans tes draps, j’ai l’esprit ailleurs déjà.

Ton bras m'enlace, ta bouche me cherche, tu te plains de la distance qui nous sépare, tu te rapproches puis tu t'éloignes et sombres en quelques instants dans un sommeil satisfait. Je me soumets et je me tais. Je ne tremble plus, je ne te désire plus, ta peur a brisé la passion naissante, ne restent que des débris de plaisir, à peine de quoi jouir, plus rien pour rêver. J'observe, distancée, mes quelques illusions froissées et mes gestes réflexes et ma légère peine assourdie et mon brin de colère contenue.

C’est une question d’habitude. La peau moite, le souffle court, la main qui effleure, les yeux clos, les lèvres qui s’entrouvrent et le désir qui enfle et pour finir, ce va-et-vient dérisoire qui nous mène à l’apogée de l’insignifiance. Et le rien-dit. Entre les lignes duquel il n’y a rien à lire.

Dans la pénombre, je te regarde. Sans rancune et sans passion. Pareil aux autres. « J’ai peur d’aimer » m’as-tu dit. Moi, c’est l’inverse qui m’effraie.



"J'ai peur d'aimer. Je ne veux pas être amoureux. Je ne suis pas amoureux". Pareil aux autres ? Différent et pourtant si semblable. Et je t'en veux un peu d'avoir compliqué ce qui est normalement si simple. 




Image Chagall - La promenade

Publié dans : L'enchaînée - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 26 juin 2009


J'ai la tête dans le sac

Grave.

C'est à dire que c'est un peu l'été, que j'aime bien la fête, que les filles sont en vacances, que je rencontre des gens passionnants, que j'ai enfin ma baignoire neuve (! petits riens !) .. Bref, ça swigue chez l'Hypos.

Plus d'horaires, vas et vients (avec un s toussa ?) et le petit qui tous les matins part à l'école sac au dos et valises sous les yeux.

Solidays ce week-end, gadoue en tongs certainement, pour ne pas glisser en escarpins. Kway obligatoire. Je sens mon coté boyscout matiné de baba tout emoustillé

La miss arrive, va falloir que je la console, Joey Starr reste en cabane donc point de sex symbol torride à se mettre sous la paupière.
Tans pis .. .il va falloir qu'on aille boire un peu.
Ça va changer tiens !

A la maison donc, on dirait le ciel : un coup soleil, un coup averse.
C'est l'été. Je me mets au diapason.

Le retour à la raison, ce sera pour septembre.


Publié dans : Autodérision - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 24 juin 2009


"Dis maman, qu'est-ce que je peux faire ?"

"Rien mon coeur"

"Mais dis-toi que tu n'es pas seule. Tu nous as, tu as des copains, tu sorts tout le temps. Je ne connais aucune mère qui sorte autant que toi"

"......

......

Ne reste pas là ma fille"

"Ben si....

.......

Qu'est-ce que tu as ?"

"J'ai ....

....

Rien. C'est trop long à expliquer"



J'ai avalé un pavé. Ça m'étouffe.
J'ai reçu une égratignure qui fait saigner les plaies mal cautérisées.
Je m'ai sous le nez. C'est insupportable.
Cette main, c'est la mienne et c'est déjà celle de ma mère.
Maman, j'ai peur !

Ah bon Dieu, que je déteste cette sensation accablante.


Confidences dans la nuit. Il me chuchotait à l'oreille.
" Être amoureux et avoir dix-huit ans ... Ce qui est dommage à notre âge, c'est que chaque beau moment nous en rappelle d'autres"



Elles sont si jolies mes filles. 














Publié dans : Monologues - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés